face à l’augmentation des demandeurs d’asile.


De nombreuses personnes souhaitent marquer leur solidarité avec les migrants mais ne savent pas trop comment. Ce mercredi 28 octobre, les autorités communales ont organisé une rencontre avec les habitants de Walhain. Le Collège était là au complet. Quelque 50 personnes ont répondu présentes.

“Ils sont comme nous, ces migrants, ils nous ressemblent. Ce sont des personnes qui, si elles avaient pu, seraient restées chez elles”. Tel est le commentaire de Bertrand Vandeloise, photographe et Walhinois d’origine, qui introduit la soirée avec 3 reportages-photos réalisés dans la « jungle » de Calais, en Jordanie et au Maroc. Reportages pleins d’humanité qui nous plongent au cœur de la détresse et de l’espoir.

Comprendre la situation est essentiel. Plusieurs intervenants nous y aident : l’asbl Droits quotidiens, Fedasil, Caritas International, le CRIBW. Chaque organisme a ses spécificités mais tous insistent sur l’obligation internationale d’accueillir tout réfugié quel que soit son pays d’origine, sur le respect des procédures qui seul garantit le droit du réfugié, sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour l’intégration de ces personnes dans le milieu d’accueil.

Que faire ?
Dans la salle, les questions vont toutes dans le même sens : “Que pouvons-nous faire ?” “J’ai une chambre disponible, puis-je la mettre à disposition, même gratuitement ?” “Mais vous, organismes officiels, qu’attendez-vous de nous afin que nous puissions venir en appui à vos actions ?”

Pour ces organismes, la priorité est le logement. “Nous avons besoin de logements à louer, appartements, studios, kots. Il ne s’agit pas de chambres dans un logement déjà occupé mais de biens séparés et ceci pour des raisons juridiques et administratives”. Autre élément de réponse: “N’hésitez pas à nous interpeller, nous sommes là pour vous aider à comprendre, invitez-nous dans vos écoles, dans des lieux de débat. Et lorsque ces réfugiés arriveront chez vous, allez vers eux pour les accueillir, les aider à s’intégrer dans le tissu local”.

Et concrètement, à Walhain ?
On sent une certaine frustration dans la salle, comme un sentiment d’impuissance. Mais que se passe-t-il du côté de la commune ? Jean-Marie Gillet, échevin ayant la Coopération au développement dans ses attributions, et la bourgmestre expliquent les initiatives en cours. De nouveaux logements permettent de reloger 3 familles alors que la commune accueille déjà 11 personnes dans le cadre des Initiatives locales d’accueil (ILA). Des pourparlers avec Fedasil sont en cours pour mettre des locaux vides à disposition (la cure de Nil-Saint-Vincent, par exemple).

Le CPAS se retrouve en première ligne pour cet accueil des migrants et il a surtout besoin de l’aide de bénévoles. Actuellement, une assistante sociale assume seule cet accueil : courses, accompagnement pour les démarches diverses, déplacements, etc. Et c’est là que la population peut apporter une aide. Un formulaire est distribué en fin de soirée sur lequel chacun peut inscrire ses disponibilités pour venir donner un coup de main et/ou faire partie d’un comité d’accompagnement.

La soirée sert aussi à déconstruire certains préjugés. Non, les réfugiés ne vont pas prendre les logements sociaux des Belges. Oui, la Belgique accueille actuellement 25.000 réfugiés mais elle en a accueilli plus de 40.000 en 2002. Non l’Europe n’accueille pas toute la misère du monde. Les pays limitrophes des zones de guerre en accueille bien plus.

Concrètement donc, votre solidarité peut se manifester de la manière suivante :
– mettre à disposition un logement locatif (autre qu’une chambre libre dans une maison) ;
– donner de votre temps pour une aide concrète en vous adressant au CPAS ;
– participer à un comité d’accompagnement qui se mettra en place prochainement.

Une adresse si vous voulez donner de votre temps : Marie Fayt au CPAS de Walhain – 010.65.49.43

Voir aussi le reportage de Canal Zoom

Photo Bertrand Vandeloise

Photo Bertrand Vandeloise