« A 56 ans, Agnès Namurois s’apprête donc à dire adieu à ses compétences d’échevine qui l’ont passionnée durant six ans. Mais si c’est une page qui se tourne pour cette sociologue – elle est déléguée permanente syndicale à l’UCL – qui avait emmené les Verts aux élections communales de 1994, 2000 et 2006, le livre n’est pas fermé pour autant. La présidence du conseil lui permettra de rester dans le coup.

Quelle a été votre première réaction lors de la publication des résultats des élections?

J’ai d’abord été très heureuse d’apprendre qu’Ecolo avait obtenu 20.1% des suffrages contre 17.3% en 2006 et qu’il gagnait un siège. A ce sentiment, est venue se greffer une déception: malgré le fait que nous avions enregistré la plus forte progression, Wal1 n’avait plus besoin de nous comme il y a six ans pour former une majorité. Et cela, grâce à l’appui de « Centre Citoyen » dont les voix sont allées à la plus forte liste en raison de la méthode de calcul Imperiali qui est d’application pour les communales.

Finalement, votre groupe a réussi à convaincre Laurence Smets et Wal1 de refaire équipe pour six ans. Mais vous troquez votre échevinat contre la présidence du conseil. Un lot de consolation?

Pas du tout. Je regrette bien sûr de perdre mes attributions, mais même si je ne siégerai plus au Collège, je serai toujours impliquée puisque je serai invitée à discuter des différents points avec le échevins avant de les présenter. Je considère cette nouvelle fonction comme un lien entre le conseil et le collège. En outre, en tant que conseillère, je continuerai probablement à soutenir les projets de coopération avec Jean-Marie Gillet qui a hérité de cette compétence. J’ai été trois fois au Congo, c’est une véritable passion!

Votre plus belle satisfaction durant ces six années?

Sans hésitation aucune, la loyauté entre les membres des deux groupes de la majorité. Ensuite, en tant qu’échevine du logement – et même s’ils ne sont pas encore terminés en raison de la faillite de l’entrepreneur -, je citerai la sortie de terre des douze logements sociaux rue du Trichon. Ainsi que l’instauration, dès l’été 2007, des premières plaines de vacances à des prix très démocratiques. »

Le Soir, ce jeudi 29 novembre.

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