Ce mardi 18 septembre, à l’initiative du Collège de Walhain, se tenait dans la salle Saint-Lambert de Tourinnes une réunion d’information sur l’évolution du dossier des sablières.

Pour rappel, le Gouvernement wallon a sorti le 12 juillet un arrêté (non encore publié au Moniteur) dans lequel il balise la révision du plan de secteur pour l’extension des sablières. Nous en avons fait état sur ce site…

Après un rappel sur l’histoire de cette longue saga, le débat a été lancé vers la salle où des questions importantes ont été soulevées.

Le tracé de la route pour les camions, du côté de Libersart

Premier problème. Ce tracé n’est pas repris dans l’arrêté du Gouvernement wallon car il doit faire l’objet du permis unique (urbanisme et environnement) qui viendra plus tard. C’est donc normal qu’on ne le retrouve pas dans l’arrêté. Par contre, l’arrêté doit prévoir un espace pour cette route (un périmètre de réservation). Ce qu’il fait. Le hic, c’est que l’espace réservé ne correspond pas à au tracé de la route qui avait, semble-t-il, recueilli les avis positifs des différentes parties concernées.
(NDLR. Il se pourrait qu’il y ait confusion entre espace réservé pour une voirie publique et tracé d’une route privée. Ce qui règlerait la question. A élucider…)

Deuxième problème. Le tracé de cette route rejoint une voirie communale, ce qui n’est pas acceptable du point de vue de la commune.

Troisième problème. Certains habitants de Libersart s’inquiètent de cette voirie qui se rapproche des habitations (650m pour le point le plus proche) et se demandent pourquoi on a abandonné l’idée d’un tracé partant de la sablière vers la chaussée de Huy, ce qui écarterait les nuisances. Mais, a souligné un participant, il faudrait alors interdire le passage des camions par le centre de Chaumont-Gistoux pour ne pas reporter les nuisances d’un lieu vers l’autre.

Les installations de bâtiments industriels sur le site de la sablière

Un habitant a manifesté sa crainte de voir des industries s’implanter le long de cette route et se développer en quelque sorte un mini zoning sur le site de la sablière. L’avocat de la commune a précisé qu’il ne pouvait en être ainsi, la révision du plan de secteur précisant bien les affectations des différentes zones.
(NDLR. La zone qui accueillera les installations Hoslet et autres « dépendances » -zone 1E- sera une zone sensible qui devra être bien protégée des pollutions par les hydrocarbures. Par ailleurs, il faudra aussi être vigilant sur ces « dépendances ». Cette notion est vague et il ne faudrait effectivement pas qu’un zoning industriel se développe aux portes de Libersart sur cette zone 1E.)

Le mur anti-bruit

L’arrêté prévoit un mur anti-bruit sur la E411 comme compensation alternative. Mais il ne précise pas de quel côté. En effet, cette question doit faire l’objet d’une étude de bruit avant la délivrance du permis, étude qui permettra de décider de l’implantation de ce mur. Y en aura-t-il un de chaque côté de la E411, à hauteur de Saint-Lambert et de Libersart ou un seul côté Libersart ? La question n’est donc pas tranchée.

Des erreurs factuelles dans le dossier

Un agriculteur présent a fait valoir que les propriétaires des terres qui seraient expropriées pour la réalisation de la route et qui étaient renseignés dans l’arrêté n’étaient pas les bons.

La longueur du dossier

Tout le monde s’est accordé sur la nécessité du maintien et de l’extension des sablières. Le carrier, présent dans la salle, a expliqué que le dossier trainait depuis bientôt 19 ans et que 6 ministres successifs s’y étaient attaqués.

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