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Vous aurez constaté que les marquages au sol ont été refaits sur certaines portions de rues de la commune, par exemple sur le remembrement entre Nil et Walhain.

La route ainsi marquée porte le nom de « voie centrale banalisée« (ou VCB). Elle est composée d’une voie destinée au trafic motorisé, encadrée par deux bandes latérales dédiées aux modes doux. Cette solution est adoptée quand il n’est pas possible, vu l’étroitesse de certaines rues, de réaliser des infrastructures propres pour les piétons et les cyclistes. Déjà couramment utilisée aux Pays-Bas, en Suisse et en Allemagne, elle se répand en Belgique.

ECOLO Walhain a toujours défendu le concept de route partagée et ce pour bien des raisons, notamment parce qu’elle invite tout le monde à modérer sa vitesse.

La question du maintien de ces voies centrales banalisées à Walhain s’est invitée au Conseil communal du 10 juin par la voix de l’opposition, Avenir Communal. Ce groupe met en doute leur pertinence : elles créent un faux sentiment de sécurité pour les usagers doux mais surtout elles engendrent de nouvelles difficultés pour les automobilistes qui ont déjà fort à faire avec les musoirs, bacs à fleur et autre effet de porte qui provoquent « une impatience destructrice dans le chef de certains conducteurs ».

L’échevin de la mobilité, Jean-Marie Gillet, ECOLO, a expliqué le bien-fondé de cette mesure.

– Elle se trouvait déjà dans le plan communal de mobilité qui date de 2004 (avant donc le changement de majorité) ;
– L’expérience a été menée en 2012 en Région wallonne dans les communes rurales de Tinlot et Walhain avec la contribution de la Police et de l’IBSR ;
– Si les mesures n’ont pas montré de baisse significative des vitesses pratiquées par les automobilistes (avant la mise à 70 de ces voiries), par contre les enregistrements vidéo de l’IBSR ont clairement montré que les automobilistes respectent beaucoup mieux une distance de sécurité entre les vélos et le véhicule ;
– Les cyclistes se sentent mieux respectés et font l’objet d’une plus grande attention de la part des automobilistes ;
– L’expérience montre que ces mesures ne peuvent être mises en œuvre sur des voiries où la vitesse autorisée est supérieure à 70 km/h ;
– Les études menées dans les autres pays conduisent précisément aux mêmes conclusions globalement positives tout en précisant les limites de ces marquages

Pour ces raisons, les trois régions belges sont sur le point de s’accorder pour introduire une demande commune de modification du code de la route afin de légaliser ce type de marquage.

La région wallonne a publié une plaquette à destination des gestionnaires de voirie pour leur permettre d’étendre ce type de mesure ailleurs. Ce document servira aussi de base à une évaluation en Commission mobilité à Walhain afin de déterminer si ces marquages peuvent être mis en œuvre sur d’autres voiries de notre commune et de progresser ainsi dans la mise en œuvre de notre plan cyclable subsidié par la Région wallonne (Walhain, commune pilote cyclable).

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