C’est todi li p’tit qu’on spotche.

« Je suis le Conseil Fédéral du Développement Durable (CFDD), un enfant de Rio. Je suis né de l’adoption de 27 grands principes négociés et adoptés en 1992 par les Etats de la planète préoccupés par l’état de la planète.

Je suis né en Belgique, pays du surréalisme. Je suis né pour concrétiser le principe de participation et le principe de prise en compte de l’environnement dans les décisions politiques, sans oublier la dimension globale des impacts de ces décisions. Je porte en moi les principes d’équilibre du développement durable : exactement 6 membres pour chacune des composantes principales que sont, dans l’ordre de mon acte de naissance , les ONG de protection de l’environnement, les ONG de solidarité internationale, les syndicats et les employeurs.

Aujourd’hui, à la veille de la fête des 20 ans de ma conception, le Gouvernement belge me gifle. Il a perdu le sens du développement durable. Il me déforce, m’ampute de deux tiers de mes composantes environnementales et de coopération. Qu’est-ce que je représente encore face à mes « grands » frères Conseil Central de l’Economie et Conseil National du Travail? Quelle sera encore ma valeur ajoutée si ma composition recentre ridiculement les piliers existants dans les autres conseils?
Cette non-reconnaissance de l’importance des idées portées par les environnementalistes et les associations Nord-Sud apparaissait déjà clairement dans l’accord de gouvernement .

Ce gouvernement porte un crédo, celui d’une croissance économique que nous jugeons irresponsable, puisqu’il ne se préoccupe pas sérieusement de ses incidences négatives sur le bien-être humain, dont l’atteinte et le maintien devrait pourtant rester l’objectif phare. Celui qui doute encore du lien entre bien-être humain et qualité de l’environnement trouvera dans les publications de ces 40 dernières années de quoi soigner son crétinisme. »

par Marie Cors, d’Interenvironnement Wallonie

Share This