Dans Le Soir du 16 avril, la coprésidente d’ECOLO propose trois pistes pour sortir de l’épuisement, parmi lesquelles « agir localement, au niveau des communes »


mais aussi, mobiliser l’argent public pour les investissements porteurs de sens (les PME, l’économie réelle, l’économie verte, l’innovation) et
imposer des droits de douane pour protéger notre modèle social et environnemental et amener les pays hors Europe à pousser leurs normes vers le haut.

Nous reprenons in extenso la piste « agir localement, au niveau des communes« . A l’avant-veille des élections communales, elle prend sa pleine signification.

Quelle est la troisième idée de votre plan ?

Les communes représentent plus de 50 % des investissements publics. La priorité, c’est d’utiliser ces investissements pour lutter contre la société de l’épuisement.

C’est très lié à votre point un, ça.

Tout est lié. On a fait le constat d’une société qui s’épuise. On a identifié trois leviers, structurants, qui peuvent changer cela…

On parlait donc des communes.

Elles sont le premier investisseur public. C’est donc l’acteur majeur. Et c’est le premier lieu où il y a cette magie de la rencontre entre la créativité citoyenne et le pouvoir politique. On doit miser là-dessus. Les gens veulent faire quelque chose – personne n’a envie de se résigner. Il y a donc quelque chose à faire, ensemble. Cela se fait, dans les communes où est Ecolo est dans la majorité. On soutient des petits projets, porteurs de sens.

Un exemple ?

Un projet de ressourcerie – au lieu de faire des collectes d’encombrants, on assure aux objets une deuxième vie : on répare, on revend. C’est un investissement public à triple dividende – on crée de l’emploi, on réduit la facture des ménages et on réduit la masse des déchets. Il y a plein de projets possibles de ce type. Ça peut être du sport, de l’accueil de la petite enfance, des paniers de légumes bio…

Qui va activer cette piste, concrètement ?

Elle est portée par nos bourgmestres et échevins et ce thème sera un fil vert de notre campagne communale.

Là, les communes ne se tournent pas les pouces, quand même. Vous le dites vous-même : elles investissent beaucoup (50 % de l’investissement public total.)

Les logiques de la râpe à fromage ou du saupoudrage n’existent pas seulement dans la tête de Vande Lanotte. Elles existent aussi dans les communes. Il faut des choix nets, porteurs de sens.

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